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 Lord Julian Nightshade || Take care sweetie, the appearances are meningless...

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Demeure Familiale : London.
Emploi/Métier : Officiellement, archiviste des Nightshade et ébéniste. Officieusement... Beaucoup plus.
Emploi du Père : Dirigeant d'une entreprise d'orfèvrerie, de métallurgie et ébéniste.
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MessageSujet: Lord Julian Nightshade || Take care sweetie, the appearances are meningless... Dim 31 Aoû - 2:40



Nightshade Julian


Nom: Nightshade
Prénom(s): Julian Henry
Age: 25 ans

Généalogie: Fils de Lord Darcy Nightshade et de Lady Jane Nightshade, aîné de sa fratrie ( trois soeurs et deux frères ).

Relation au défunt: Très proche de Lord Aloysius Blake, passait du temps en sa compagnie et jouait souvent aux échecs avec ledit Lord Aloysius Blake.

Réputation: Mauvaise ou bonne ? La question ne se pose même pas. Etant contre certains principes de son époque, cela n'allait pas l'aider à avoir une bonne réputation. Et après que la Famille eût appris qu'il s'était mis en couple avec un homme, ce que la grande majorité désapprouva, il n'a pas fait long feu. Bonne ou mauvaise ? Mauvaise, à coups sûr. Bien que tous gardent dans un coin de leur tête qu'il est une personne de confiance. Alors, bonne ou mauvaise ? Tout dépend sur quoi vous vous attarderez...

Motivation: Pour lui, cette course à l'héritage n'est qu'un jeu, et il ne prend pas trop cette histoire à coeur. Il semblerait même qu'il soit venu non pas pour l'héritage, mais pour une personne qui allait également venir par jeu. Mais qui est-ce donc... ?

Kise Ryouta ◈ Kuroko no Basket ◈ Julian Nightshade

The body of someone doesn't tell necessarily the truth
"Le miroir ne fait que réflechir l'apparence face à lui,... Que les illusions soient !"

La première chose qui vous attirera le regard, c'est son visage inexpressif. D'une inexpression telle que même le vide et le néant ne se lisent pas sur ses traits. Les traits de son visage, parlons-en, sont plutôt fins mais en rien délicats. De une, c'est un homme n'est-ce pas, de deux, les traits d'un homme sont virils, c'est-à-dire un peu plus marqués. Et dans le cas de Julian, ils sont musclés, bien que cela ne se voie pas forcément au premier abord. Son regard bleu abyssal, dans le style de bleu océanique, devient plus clair selon la luminosité ou plus foncé selon les zones obscures. Par ailleurs, au soleil, des pépites dorées apparaissent dans son iris ce qui peut donner l'impression que ses yeux sont dorés, alors qu'il ne s'agit que d'une simple réflection solaire. Ses lèvres ? Pas très fines sans être trop pulpeuses, je dirais des lèvres viriles. Son nez ? ... Viril. Ses cheveux ? Ils sont courts, et d'une couleur blond platine, à la limite du blanc très légèrement cassé. Quand ils sont mouillés, ils virent dans un blond, très clair certes, mais un blond quand même.

Niveau corpulence, il est important de préciser une chose. Julian ne possède pas un centimètre de graisse en surplus -parce que je vous rappelle que certaines graisses nous sont nécessaires n'est-ce pas-, mais il est musclé. Sans qu'il ait une force proéminente pour autant, il a une force musculaire virile qui se cantonne dans la moyenne. Bon, aller, peut-être un peu plus élevée, mais de très peu alors. Sa corpulence est donc légèrement fine, vu que ses muscles se voient, sans être saillants pour autant. Ils se devinent plus qu'ils ne se voient en fait, mais il suffit qu'il gaine un peu son bras, par exemple, pour que l'existence de ses muscles soit élevé au rang de certitude. De part les différents entraînements auxquels il s'adonne, outre les heures passées dans la bibliothèque ou à se promener dehors, dans des parcs ou des bois, il a su développer une rapidité certaine avec l'escrime. La rapidité, l'endurance et l'agilité sont ses atouts physiques, et il les entretient minutieusement. Quant à sa souplesse... ? Et bien... Une souplesse virile donc pas phénoménale, en somme...

Comment Julian se vêtit, comme nous disons dans nos contrées ? Lady Jane Nightshade lui a toujours inculqué des valeurs de base, non celles de la société victorienne, mais celles qu'elle estimait justes. Par conséquent, c'était la première à lui dire qu'il faut soigner son apparence un minimum, sans pour autant n'avoir que cette idée en tête. Conséquence de quoi, Julian se vêtit toujours comme un gentleman. Chemise blanche, cravate noire ou bleu nuit -généralement, tout dépendra de son humeur sinon-, un potentiel veston noir ou bleu nuit qu'il ne met pas toujours, une veste d'une couleur foncée et unie -généralement noire ou bleu nuit-, un pantalon noir ou bleu nuit avec une ceinture noire et des chaussures noires. Oh, comment ai-je pu oublier, Julian a toujours un chapeau un peu bombé et ample sur la tête, étant donné qu'il ne peut pas voir les hauts-de-forme en peinture. Le parfait gentleman, vous ai-je dit... Rien que sa démarche et son maintien prouvent qu'il est un gentleman, mais pas forcément qu'il est issu de la haute aristocratie, enfin, de la 'haute' aristocratie plutôt... Simplement qu'il se tient droit et qu'il est fièrement campé sur ses pieds. L'assurance et la confiance qu'il dégage malgré son inexpression sont une partie de son charme. Allez savoir ce qu'il en est réellement... Vous voulez savoir ? Alors, passons à la suite...


1m80 ◈ 68 kg ◈ Yeux bleu océanique ◈ Cheveux blond platine ~ blond très clair ◈ Peau blanche légèrement rosée

You have his body, and then you have what he is inside...
"Dans les méandres abyssales de ma personnalité, je demande un corbeau."

Si vous croisez Julian, en tant que parfait inconnu, dans les ruelles ou couloirs qu'importe, vous remarquerez de suite un fait frappant. Pas une seule expression ne se lit sur son visage. L'indifférence, l'ignorance, et même le vide ne se lisent pas sur ses traits. C'est de l'inexpression à l'état pur. Et tant que vous ne réussissez pas à briser à la glace, il restera inexpressif. Vous n'existez pas, tout simplement, vous êtes... Transparent. Si par un lien de cause à effet il vous regarde, ou alors que vous avez réussi à lui parler et à obtenir une réponse de sa part, là et seulement là des expressions commenceront à naître sur son visage. C'est qu'il est rudement méfiant notre étalon blond, voyez-vous... Il n'accorde pas facilement sa confiance, et tant que vous n'en avez pas un minimum, ses expressions seront limitées, et son temps de parole aussi. En fait, de l'extérieur, vous aurez l'impression qu'il vous ignore durant ce laps de temps. C'est juste qu'il n'aura rien à dire et qu'il préfère écouter et en placer une uniquement lorsque c'est judicieux. Si jamais vous lui pompez l'air, il vous enverra paître sur des buissons épineux avec un regard noir de fauve en colère qui fait fuir. Pourquoi ce regard fait fuir ? L'être humain a un instinct de survie, et c'est par ce désir de survie que vous n'allez pas recroiser sa route de sitôt.

Une fois que vous aurez un minimum de confiance de sa part, et donc que sa méfiance sera descendue d'un cran, son visage inexpressif se colorera de regards moqueurs ou compréhensifs, et ses lèvres esquisseront des sourires légers ou carnassiers. Assez brutal comme changement, mais c'est ainsi. Vous verrez ainsi très vite un côté espiègle ressortir, qui peut paraître puéril parfois, mais qui finalement épice les rencontres, ce qui est toujours apprécié. Vous remarquerez aussi que ses petites espiègleries ne sont, par contre, en rien le fruit du hasard. Vu qu'il ne les fait qu'aux personnes qu'il connaît un tant peu soit-il, c'est là que vous comprendrez que notre Platiné est un observateur invétéré. Pendant sa phase de baisse de méfiance et augmentation de confiance, malgré que vous pensiez qu'il vous ignorait comme s'il ne savait même pas que vous existiez, en fait il ne faisait que vous observer sans même que vous vous en rendiez compte. Et c'est ce sens inné de l'observation qui l'amène à ne pas laisser n'importe qui l'approcher. Si, quand vous le voyez, il passe son chemin sans vous montrer une seule attention, n'y pensez pas. Il ne vous calculera pas, et plus jamais aussi.

Lui, opportuniste ? Non, simplement intègre, dans le sens de fidèle à lui-même, à sa philosophie et à ses convictions. Les personnes superficielles, hypocrites, qui mentent comme elles respirent et qui ne pensent qu'à l'argent et à une renommée dans les milieux côtés n'auront absolument, je dis bien absolument, aucune chance de l'approcher. Parce que, pour lui, parler avec une personne qui ne l'intéresse pas ne sert à rien et il sera d'un seul coup sarcastique au possible. Mais pas sarcastique dans le sens de taquin comme il peut l'être avec ceux qu'il laisse l'approcher. Non, ce sera un sarcasme sec et incisif, mêlé à une franchise qui atteint des sommets. Pour résumer... Il rabbat le caquet à cette personne dont l'essence même lui infecte les sens, et s'en ira sous peine de parler pour ne rien dire ou ne faire que répéter ce qu'il a déjà dit. C'est inutile, et il sait économiser sa salive. Et tant que nous y sommes... Vous le pensez inexpressif tout le temps ? Au niveau du visage, oui... Mais observez mieux ses gestes, ses actes. Vous voyez très vite qu'il tend des farces, plus improbables les unes que les autres en passant par les plus simples et les plus évidentes. Plutôt agaçant, en fait...

Tenez, attardons-nous sur son comportement s'il n'a même pas calculé la personne et qu'il peut potentiellement ne pas l'aimer, mais dans le style de pas du tout du tout. Dans ce cas, première chose notable : il est sans pitié. Sans arriver à une cruauté pure parce qu'il a un coeur le bougre, c'est juste qu'il est sans pitié. Un tel lui tique les nerfs et le provoque en allant trop loin ? Et vas-y que je te colle ton visage d'agaçant dans les pavés du sol. Un tel a blessé un de ses proches ou les faux-jumeaux de sa fratrie ? Et vas-y que je t'encastre ta misérable tête dans le mur. Aucune pitié, aucune, et si son adversaire saigne, s'est fait mal, gravement ou non, cela ne lui fera ni chaud ni froid. Il restera d'un calme déconcertant. Et sera très sarcastique, par ailleurs, en se payant largement de votre tête. Et comme Julian est un rebelle dans l'âme, pas mal de conventions passent à la trappe avec lui. Quand il insulte, il le fait directement, quand il n'est pas d'accord, il le fait comprendre et il ne passe pas par des moyens détournés comme le feraient des hypocrites. Il est naturel, et ne va pas commencer à être superficiel pour faire plaisir aux autres. Il ne laisse pas de seconde chance, et son pardon est si difficile à obtenir que bon nombre de personnes s'arrêtent en cours de procédure. Très étrangement, quand les autres disent oui, il dira non. Pas pour contredire, mais son côté rebelle est diamétralement opposé à la société que sa Famille fréquente. Il est franc et intègre en fait. Et c'est tout.

Il a beau être d'une espièglerie sans noms, vous avez dû le ressentir, il n'en reste pas moins un grand stratège. Par exemple, il sait que de part sa nature franche, il est de bon conseil, comme il se sait incapable de mentir et de ne pas tenir ses engagements comme ses promesses. Il ne va pas blâmer ce côté de sa personnalité, mais va s'en servir pour attirer tel groupe de personnes qui va pouvoir mettre son plan à exécution. Il sait donc s'entourer des bonnes personnes. Tout comme il sait comment piéger une personne qui ne l'aime pas, ce qui est son grand dada d'ailleurs. C'est-à-dire que la personne s'apprête à le rabrourer méchamment et ne se retrouve pas face au Julian qu'elle avait imaginé. La plus grande stratégie de Julian, c'est savoir s'adapter et savoir quand l'ouvrir ou non. Plus simplement, sa stratégie et son observation se voient à travers son jeu d'escrime ou la façon dont il mène rondement bien ses parties de jeux d'échecs. C'est dans ces cas-là que vous noterez également sa grande patience. Il doit attendre pour voir Edward ? Il attendra. Il a une faim de tous les diables mais les cuisiniers n'ont pu que commencer maintenant ? Il attendra. Non seulement il est patient, mais cela a surtout développé son côté compréhensif. S'il vous écoute et que que vous confiez à lui, il se montrera patient et vous écoutera jusqu'au bout. Enfin... C'est bien beau, tout cela, mais il le fera à sa façon. C'est-à-dire en faisant l'idiot donc en continuant ses espiègleries et en vous relaçant de manière sarcastique... C'est vrai. Mais il a sa façon de s'exprimer, à vous de vous y adapter.

Julian fait des crises, qui se révèlent parfois agaçantes, qui sont non seulement nécessaires mais ne doivent pas être remises en question. C'est un solitaire, et il a besoin de se ressourcer assez souvent. Seul. Pour se remettre en question, pour réfléchir à des décisions importantes, pour savoir quelle anêrie il va bien pouvoir faire à un Avery ou un Blake ( ah zut, je ne devais pas la sortir celle-là ). Aussi parce qu'il s'est toujours entraîné seul, quoique parfois avec Edward mais pas fréquemment pour autant. Il est très doué en escrime, mais il s'entraîne seul. Il monte très bien à cheval, mais il préfère monter seul. Il joue très bien au violon et au piano, mais il s'y entraîne seul. Et ne commettez pas l'erreur de mettre une trompette, une flûte, bref des instruments à vent, dans le périmètre de son regard. Parce que vous allez signer l'arrêt de mort de vos tympans et le début d'une ère très très bruyante... Je m'égare là. Bref, Julian aime bien être seul, et il en a besoin de toutes façons, alors à partir de là...

Que dire de plus ? Edward Ravenfell. Voilà que dire de plus. Edward... Mais c'est Edward nom d'un cygne noir. Ed', il est magnifique, Ed'... Bon, il est parfois un peu agaçant à vouloir avoir le dernier mot et embrasser Julian pour que ce dernier ne réplique pas, mais très étrangement, cela l'amuse plus que cela ne l'agace. Edward, quoi. Oui, Edward. Comment, je l'ai déjà dit ? Mais Edward est important pour Julian, c'est ainsi. Et c'est lorsque vous les voyez tous deux que vous comprenez la fidelité de Julian, qui atteint des sommets avec Edward - parce que Edward, j'ai envie de dire...-, mais qui reste bien élevée avec tous ceux qui ont sa confiance. Mais... Edward. Voilà, c'est tout ce qu'il faut savoir. Oui, il leur arrive d'avoir des différends, et bien que la jalousie de son cadet l'amuse, il veille toujours à ne pas en faire trop. Mais... Espiègle comme il est, il lui arrive de tenir une phrase qui ne plaît pas à Ed', et ce dernier lui fait rapidement savoir qu'il est sien. En plein couloir, si si, il l'a déjà fait. Vous devez vous dire que cela ne dérange pas Ju' qu'ils s'embrassent n'importe où n'importe comment n'importe quand ? Pour les deux derniers points, oui cela ne le dérange pas. Par contre, il est d'un naturel réservé, dans le sens qu'il évite de tout montrer au grand jour comme il évite de parler de lui et de ses secrets. Donc, n'importe où... Bon, oui à la rigueur. Mais pas avec n'importe qui aux alentours voire même personne. Configuration trop idyllique. Edward ne se prive jamais de lui montrer que Julian l'appartient. En l'embrassant comme un diable passionné. Ju' est fada des baisers d'Edward. Dans une ruelle noire de monde au beau centre de Londres ? Là... Cela l'agace un peu mais... Edward quoi. Avec lui, la réserve de Julian est mise à assez rude épreuve, mais c'est Edward, donc Edward. Explication du tonnerre.

Pour résumer, Julian c'est un espiègle dans le style agaçant qui dit ce qu'il pense, qui observe tout ce qui bouge, qui est méfiant et inexpressif tant qu'il ne connaît pas un minimum et qui est un rebelle dans l'âme qui sait être patient et qui reste calme et intègre en toutes circonstances. Et qui ne peut pas s'empêcher de jeter son dévolu espiègle sur une pauvre victime dont il en change toutes les heures. Et qui est réservé et à tendance à se faire oublier même si son inexpression ne passe du tout inaperçue. Une chose à ajouter ? Il est migraineux, et peut faire des crises d'angoisses, et dans les deux cas, il s'effacera de votre vue comme un fantôme... Vous avez tout compris ? Bon, on passe à la suite.

Franc, intègre, stratégique, fidèle, observateur, calme, patient, réservé. ◈ Sarcastique, espiègle jusqu'à en devenir agaçant, méfiant, inexpressif, solitaire, sans pitié, rebelle dans l'âme.

Break the mask, you will discover and understand the true Julian
"Il y a ne pas comprendre un moment de sa vie... Et ne pas l'accepter."

Il était allongé dans son lit, ou leur lit à lui et à Edward, tout dépend comment vous voyez les choses, les yeux perdus vers le plafond. Enfin, vu qu'il était dans un lit à baldaquin, les yeux perdus sur la couche de tissu brumeux qui lui floutait sa vision du plafond. Comme souvent lorsqu'il était seul, il se mit à penser au passé, surtout au vu de la nuit qu'il venait de passer avec Edward. Une nuit endiablée, comme tant d'autres... Comment avait-il fait pour en arriver là ? Il roula sur le flanc, ses yeux se posant désormais sur la large porte-fenêtre qui ouvrait sur un balcon en pierre. Pour ne pas réveiller son amant, il redressa doucement la couette et se dirigea vers leur salle de bain. Et bien oui, les aristocrates possédaient tous une salle de bain, pièce adjacente à leur chambre, et leur penderie était un peu plus grande qu'une simple armoire, pouvant occuper une sorte de couloir. Et où les murs seraient des vêtements et chaussures soigneusement rangés, et le fond reservé aux accessoires et autres objets... De quoi faire frémir les plus démunis... Après s'être soigneusement lavé et avoir fait un brin de toilette, il se dirigea vers un coin de leur chambre où était posée une malle. Malle qui contenait vêtements, accessoires et objets les plus utilisés. Il l'ouvrit et se vêtit de sa tenue habituelle dans les tons bleu nuit. Après une longue hésitation, il passa un veston bleu nuit et enfila par-dessus une veste de la même couleur. Il prit son chapeau et le posa avec légereté sur sa tête pour ne pas ruiner sa coiffure, ce que Edward adorait faire. Il sourit à cette pensée, défaisant son inexpression naturelle et matinale, en allant se caler aux garde-corps de pierre de leur balcon. Edward... Comment avait-il fait pour en arriver là avec lui ?

***

C'était lors d'une journée mondaine, alors qu'il venait d'avoir quatre ans, que Julian avait commencé à s'éloigner de la foule. Sa mère, Lady Jane Nightshade, n'avait aucunement répliqué, comprenant très bien que toutes ces conversations hypocrites puissent l'agacer au possible. Alors qu'il s'éloigne était plutôt positif, si cela pouvait lui éviter d'exploser... Même si cela n'était encore jamais arrivé. Ses excursions solitaires l'apaisaient instantanément, pour la simple et bonne raison qu'il était seul. Son visage inexpressif regarda furtivement les alentours, comme s'il se fichait de là où il allait, et il finit se diriger dans les rosiers, qui formaient un véritable coin de paradis dans ce jardin. Immense, le jardin, mais avec l'habitude, cela ne nous étonnait pas plus que cela. Même à quatre ans... Et comme toujours, il s'accroupit devant des roses blanches, effleura la tige en évitant consciencieusement les épines, pour finalement caresser les pétales de la fleur. Par certains aspects, il avait du mal à apprécier la couleur blanche. Mais ces roses... Cela n'avait rien à voir. Ces roses immaculées étaient tout simplement splendides. Elles étaient les seules à taire ses pulsions espiègles, et l'emprisonnaient dans un monde aux mille merveilles.

Julian n'avait absolument pas remarqué le petit brun à ses côtés qui le regardait, l'observait plutôt, pensivement. Comment aurait-il pu faire la différence entre l'air et la transparence ? Sauf que, petit à petit, le petit brun jusque là transparent exista aux yeux de notre Platiné, et cela mit un petit moment, pendant lequel il était distant. Et, rapidement, il ne put contenir ses pulsions espiègles et entraîna Edward dans des aventures assez rocambolesques. Comme par exemple, disposer deux tiges de roses -les roses étaient tombées, tout de même, une rose est sacrée- sur la chaise d'une petite Avery qui réussit à s'érafler la cuisse et non les fesses. Mais ceci est l'exemple le plus simple et le moins réfléchi... Ne jamais sous-estimer deux petits garçons lorsqu'ils ont décidé de jouer aux anges espiègles. Oui, parce qu'à de nombreuses reprises, les adultes auraient dû remarquer leurs actions. Mais entre le visage angélique d'Edward et l'inexpression de Julian qui semblait se désintéresser de tout, aucun ne les soupçonnèrent. Petit à petit, se sentant à l'aise, Julian avait laissé les muscles de son visage former diverses expressions. C'est ainsi que commença la relation d'Edward et Julian. Une simple amitié, qui se consolida avec le temps.

***

Edward étant un Ravenfell, nos deux amis furent amenés à se fréquenter un bon nombre de fois. Les Nightshade et les Ravenfell partageaient des points communs, que ce soit au niveau politique qu'à celui de l'éducation ou du comportement. Edward et Julian devinrent de plus en plus proche, jusqu'au jour où ils s'embrassèrent ou s'échangeaient des étreintes communément nommées câlins. Ni l'un ni l'autre ne trouvaient cela étrange, et ils continuèrent à agir de la sorte. A l'abri des regards pour sûr... Pour eux, tout coulait de source et il n'y avait rien d'anormal à leurs contacts physiques. C'est dans le même état d'esprit qu'ils accueillirent leur premier baiser langoureux à douze ans. Découverte, étonnement, appréciation, sérénité. Jugeant l'expérience agréable, ils continuèrent sur cette nouvelle lancée. Mais sans trop savoir pourquoi, Julian évitait ces marques d'affections en public. Il n'en avait même pas parlé à sa grande soeur, qui avait pour lui une place très importante. En partant de là, il s'était dit qu'il voulait préserver et garder ces bons moments secrets, pour lui seul et que personne d'autre qu'Edward et lui-même ne soient au courant. Et ce désir s'était accru lorsqu'ils se donnaient des petites gâteries sexuelles, qui avaient débuté dans une simple provocation. Et évidemment, Edward les remportaient toutes, à une ou deux exceptions près. Son désir de garder son jardin secret avait encore plus augmenté lors de leur première nuit passée ensemble.

Vous croyez en la magie ? Julian croyait en une certaine forme de magie, qu'il se plaisait à nommer "magie des sensations" ou bien "magie des souvenirs", tout dépendait. Edward avait réussi à combiner ces deux magies, au prix d'une certaine fatigue pour Julian et quelques douleurs aux fesses durant une matinée, sans que quelqu'un d'autre ne s'en aperçoive. A l'exception de son amant, bien sûr. Et malgré cela, sa nuit avait été magique, mieux même, doublement magique. C'étaient les mots exacts, et ils le sont toujours. Ils avaient quatorze ans, et Julian avait gardé ses yeux vrillés dans ceux de Ed', ou, à défaut de ses yeux, sur le visage de son amant durant ce moment magique. Le lendemain matin, Edward l'avait réveillé dans un baiser douceur, un baiser passion, un baiser aux étranges notes d'une promesse. Julian avait papillonné des yeux avant de se rendre compte qu'il était toujours nu dans son lit, et que c'était son Ed' qui l'embrassait. Suite à quoi il avait refermé ses yeux et avait réfléchi durant plusieurs journées avant de mettre les mots sur ce qu'il avait fait. Les bons mots. Faire l'amour. Amour. Edward. Amour. Edward. Amant... ? Amant. Edward n'attendit pas cette constatation pour recommencer, ce qui avait doucement amusé notre Platiné.

***

Julian avait seize ans, lors de ce jour funeste qui restera à jamais gravé dans sa mémoire. Il avait conscience qu'il avait été toujours été présent pour ses frères et soeurs, qu'ils avaient tous des souvenirs coriaces et agréables ensemble, désagréables aussi, mais il avait eu foi en ses liens fraternels. Il avait été se promener dans un des parcs de Londres, en faisant les sept cent coups avec Edward, mais à son retour, une ambiance froide l'accueillit, ce qui anéantit totalement la bonne humeur qu'il avait acquise en compagnie de son amant. Ce furent ses cadets qui lui expliquèrent la raison d'une telle ambiance, et il comprit très rapidement que seulement les faux-jumeaux ( car l'un était un garçon, l'autre une fille ) lui apportaient son soutien, très implicitement certes, les trois autres le considerèrent avec tellement de mépris qu'ils devinrent transparents pour Julian. Pas un seul intérêt à parler avec des personnes qui vous méprisent... Il entra dans la propriété et traversa les couloirs, un domestique lui ayant fait savoir que ses parents l'attendaient dans le petit salon de l'aile Nord. Il ne fit qu'entrouvrir la porte qu'une discussion explosa à ses oreilles.

- Et bien où est le problème, Père ? Où est-il donc ?! Julian est heureux ainsi, et vous croyez que ce que vous voulez faire va arranger les choses ?!

Julian n'entra pas, reconnaissant d'emblée la voix de sa soeur aînée qui venait de répliquer à leur Père, qui restait calme.

- Victoria, j'ai toujours été un père aimant, mais au vu des circons...
- Un père aimant tiendrait-il un discours similaire ?, le railla-t-elle.
- Il suffit, Victoria, vous frôlez la barrière de l'insolence. Il s'agit d'une discussion que je dois avoir avec Julian et qui, soit dit en passant, ne vous concerne absolument pas.

Il y eut un moment de flottement, et Julian entrouvrit davantage la porte pour signaler sa présence ou bien se préparer à laisser ses pulsions espiègles agir, mais le visage de sa soeur aînée déformé par la colère l'arrêta. Jamais il ne lui avait connu un tel visage, jamais. Il calma ses pulsions, redevint inexpressif et prêta une oreille à ce qu'il passait. Qu'est-ce qui pouvait mettre sa soeur dans un tel état... ?

- Ne me concerne absolument pas ?!, explosa-t-elle. Il s'agit de mon petit frère, de quatre ans mon cadet ! Cette conversation me concerne autant qu'elle le concerne, si ce n'est plus ! Forcer deux personnes qui s'aiment de cesser leur relation, une relation d'amour pur, vous croyez que cela est si facile, Père ?!
- Victoria, c'en est assez. Non seulement vous avez eu la maladresse d'esprit de venir alors que j'avais fait appeler votre mère, mais en plus vous osez me tenir tête de cette façon... Vous rendez-vous compte de la gravité de la situation ?

Julian s'était avancé, et s'apprêtait à lancer une pique sarcastique dans la seule intention de voir la colère disparaître du visage de sa grande soeur. En le voyant entrer, Victoria se leva sèchement mais souplement. Elle marcha en direction de son frère, auquel elle prit la main avant d'ouvrir en grand le battant de la porte. Le Platiné s'était laissé entraîné sans rien dire, commençant à comprendre seulement ce qu'il se tramait ainsi que les répercussions que cela allait avoir. Alors que Victoria allait entraîner son frère à l'extérieur du petit salon, elle lança à leur père une dernière pique, sèche et remplie de rancune :

- C'est vous qui ne vous rendez pas compte de la gravité qu'une rupture a sur une personne., trancha-t-elle, avant de reprendre avec plus de douceur. Julian, et si nous allions jouer aux échecs... ?

L'intéressé hôcha la tête et se retira dans sa chambre, de laquelle il ressortit quelques instants plus tard avec un domestique qui portait la malle contenant ses affaires. Jouer aux échecs, c'était forcément avec Aloysius, étant donné que c'est lui qui lui a appris les échecs, l'équitation, l'escrime, et l'art du violon et du piano. Des passions communes, en quelque sorte. Trente minutes après cette dispute, Julian et Victoria étaient déjà dans un carosse en direction de la demeure de l'Ancêtre Blake. Lorsqu'ils furent arrivés à destination, environ deux jours plus tard, Victoria alla voir Head Butler et lui demanda à voir Aloysius Blake pour une affaire de la plus haute importance, tandis que Julian était par réflexe monté dans la chambre où ils étaient avec Edward lors de leurs nombreux séjours dans le Blacklake Manoor. Allongé sur le lit, ce fut un domestique qui vint l'interrompre dans ses pensées, annonçant que Lord Aloysius Blake l'attendait dans la Salle de Jeux de l'Aile Ouest, dans laquelle le Platiné se rendit.

Il joua aux échecs avec l'Ancêtre, se lançant dans une partie interminable dont ils avaient le secret, chacun concentré sur un certain objectif. L'Ancêtre remarqua que quelque chose n'allait pas lorsque Julian ne mettait pas à profit les nombreuses brèches que le vieux Lord mettait dans ses défenses. Non, Julian se contentait d'attaques frontales à intervalles régulières, mais aucun pion n'avait quitté le plateau jusque là. Finalement, ne tenant plus face à sa curiosité et son inquiétude, Aloysius ferma les yeux pour les rouvrir un instant après en disant :

- Ta soeur a été inconsciente. Elle devrait avoir conscience qu'en agissant ainsi, elle s'est mise à dos la famille Nightshade et a laissé les faux-jumeaux dans une position délicate. Enfin... Je vous prends sous mon aile. Toi, elle, et Edward. Je vous protège, ne t'en fais pas. Alors sois sérieux, ton jeu est terni d'une amertume qui est blessante.
- ... Vous n'auriez pas trop bu, par hasard ? Autant de gentillesse de votre part est douteux. A moins que les décoctions que vous ayez pris soient davantage douteuses... , lança-t-il d'un sarcasme doux.
- Petit malin... Si tu as le temps de gentiment plaisanter, qu'attends-tu pour jouer ? Dois-je te rappeler que c'est ton tour et non le mien ?

Un sourire étira les lèvres de Julian. Un point pour l'Ancêtre, le Platiné pensait effectivement que ce n'était pas son tour. Décidément, cet homme était d'une fourberie... Il sourit plus tendrement. Une fourberie qu'il avait legué à Edward, ou tout du moins qu'il avait renforcé chez son amant. Julian ferma les yeux, les rouvrit, plein de détermination, et il se concentra pleinement sur sa partie.

***

Les Nightshade furent conviés au Blacklake Manor pour un séjour, durant lequel l'Ancêtre s'expliqua longuement avec les parents de Julian à propos de sa relation avec Edward. Le vieil homme les défendait, insatiablement, trouvant toujours un argument qui venait contrer les leurs. Ce fut Lady Jane qui, la première, se fit une raison, arguant que déshériter Julian aurait une conséquence néfaste. Le Platiné était un pilier des Nightshade, au vu de la stratégie dont il faisait preuve et qu'il mettait à profit de sa famille. Et surtout, vu qu'il savait toutes les affaires et secrets familiaux, et que rien ne le priverait d'en laisser un s'échapper si il était banni de la famille. Petit à petit, la famille accepta la situation, même si la relation entre Julian et Edward était toujours désapprouvée. Cela, Julian l'apprit plus tard par Victoria, étant donné qu'il avait refusé de voir une seule personne qui le metttait en dérision ou le méprisait par rapport à l'amour qu'il portait à Ed' et qui était réciproque.

Surtout que, en fait, ceux qui n'approuvaient pas cette relation étaient transparents aux yeux de Julian. Il s'était également enfermé de longues heures afin de mettre au point une stratégie infaillible qui allait taire le caquet de tous. Et très étrangemment, les seuls à pouvoir approcher Julian étaient les faux-jumeaux et Victoria. Les autres, il ne leur parlait que pour les phrases protocolaires, si toutefois il s'apercevait de leur existence. Le scandale qui résulta de cette affaire passa avec le temps, bien que le mépris et la désapprobation restaient présents. Ce n'étaient que vers ses dix-huit ans qu'il consentit à revenir voir sa famille, soit deux ans après cette discussion. Deux ans qu'il avait passé avec l'Ancêtre, deux ans où la joie teintait ses traits. Victoria venait souvent le voir avec les faux-jumeaux, et ils parlaient ensemble, avaient des fous rires et des jeux ensemble, bref, menaient une vraie vie fraternelle.

A son arrivée dans le Manoir des Nightshade, il fut surpris d'être aussi bien accueilli, se rendant simplement compte qu'il leur avait manqué par la suite. Pas une seule personne ne parlait d'Edward ou de leur relation, et il comprit l'accord tacite. Il était accepté si Edward ou leur relation n'étaient pas évoqués dans l'enceinte du Manoir Familial. Cela le fit grincer des dents et déclencha quelques regards noirs de sa part, jusqu'à ce qu'il apprît qu'il s'agissait de la seule entente sur laquelle la famille s'était mise d'accord. Bande d'hypocrites, se disait-il à chaque fois. Tout reprit son cours, Julian était sujet à de nombreuses messes basses, qu'il ignorait délibérement. Qu'ils disent ce qu'ils voulaient, ils ne savaient pas la vérité. Il allait fréquemment voir Edward chez Aloysius Blake, une semaine par vacances de son amant. Mais un jour, lorsqu'il rentra chez les Nightshade... Un jour, le choc fut grand.

Sa soeur aînée avait disparu. Disparue. ... A peine cette nouvelle apprise, il s'était claquemuré dans sa chambre pendant une semaine. Ceci fait, il fouilla le Manoir Familial de fond en comble. Il avait alors 20 ans. Il fouilla, fouilla, à la recherche d'un indice, d'une trace, convaincu que sa soeur aînée, SA soeur aîné, n'avait pas pu être enlevée, ou avoir fugué sans lui laisser de trace. Leur lien était trop fort pour qu'il en soit autrement. Il n'en dit absolument rien à son amant, même si la nouvelle de la disparition de l'aînée des Nightshade s'était répandue plus vite qu'une traînée de poudre.

***

Ce furent six semaines plus tard qu'il trouva son indice, en compagnie des faux-jumeaux. Ou plus exactement, trois indices, qui se trouvaient tous dans le jardin. Victoria avait effectivement été enlevée, les sales affaires dans lesquelles elle avait trempée l'avait rattrapée. Il était exigé une rançon dans la lettre, qui devaient être envoyé dans les deux semaines après son enlèvement, sans quoi elle serait tuée. Il ne dévoila jamais le reste de la lettre, qu'il était le seul à avoir lu, et ne dévoila pas non plus l'existence de ces indices. A son amant compris. A peine il avait compris que Victoria était morte qu'il s'effondra en larmes, les faux-jumeaux l'ayant pris dans leurs bras et pleurant également. La tête de Julian reposait sur l'épaule de sa soeur cadette, son frère cadet ayant posé la sienne sur l'épaule de Julian. Ils restèrent un long moment ainsi, et decidèrent de garder le secret. Il leur fallut des mois pour effacer toute trace de mélancolie. Edward l'avait remarquée, mais quand il s'en ouvrit à son amant, ce dernier ne répondit pas, son visage inexpressif se teintant d'un sourire énigmatique et deux simples mots jaillirent de ses lèvres. 'Un jour', disait-il à chaque fois. Sans parler davantage, et ce, jusqu'à ce qu'Edward ne change de sujet.

Depuis ce jour, Julian se réveillait chaque matin avec une crise d'angoisse, qui s'aggravait quand ses souvenirs étaient plus poignants. La seule pensée qui comprenait sa soeur aînée lui déclenchait ses crises, et c'est ainsi qu'il avait découvert la douceur d'Edward, ou redécouvert sa douceur. Lui mettait cela sur le compte de la disparition de sa soeur, bien que la vérité soit autre. De toutes façons, dès que son amant ouvrait le sujet, Julian répondait par le même sourire, la même expression laconique, et son visage inexpressif signalait bien qu'il n'avait pas envie d'en parler. Quoi qu'il se dise, la mort de sa soeur lui restait en travers de sa gorge. Même l'Ancêtre n'avait pas réussi à le consoler. Ce fut cette histoire de tableau pour immortaliser Julian et Edward qui lui permit de tirer un trait et d'enfermer sa soeur dans un coin de sa tête, bien qu'elle surgisse dans ses rêves et qu'il fasse toujours les mêmes crises d'angoisse tous les matins.

Ce tableau... Aloysius avait dû prétendre la crise cardiaque et était resté allité, soit-disant proche de la mort, pour qu'Edward se fasse une raison. Julian avait refusé également, ne voyant pas l'intérêt, et sachant que leur relation allait encore plus être dégradée. Si cela était seulement possible... Mais il ne fallait jamais sous-estimer l'Ancêtre qui, très étrangemment, était en parfaite santé une fois le tableau achevé. Ce qui avait fini par amuser Julian. La fourberie d'Aloysius ne l'avait pas contaminée -encore que...- mais Edward...

***


- Ah... Enfin te voilà Julian Nightshade. Comme tu le sais, ma mort sera pour un futur proche, et au vu de la prestigieuse famille Blake et de sa descendance variée, j'ai choisi de vous distribuer à tous des cartes d'un jeu de Tarot afin de désigner celui ou celle qui sera mon héritier et qui reprendra le flambeau. Regardes sur la table, et prends la carte sur laquelle figure ton nom et ton prénom, sans jeter ne serait-ce un seul petit coup d’œil sur celle des autres... Si tu tiens tant à hériter, gardes-la précieusement... Signes ce contrat stipulant que tu soumettras à l'arbitrage de Head Butler, des Butlers et des Maids avant de partir... Bonne chance, Julian Nightshade.

Il était sorti de la pièce, sans encore regarder la carte qui lui avait été attribuée et ne comprenant pas tout à fait quelles étaient les desseins de l'Ancêtre, et laissa Edward, juste derrière lui, récupérer sa propre carte. Ils se retirèrent dans leur chambre, découvrant leur carte par la même occasion, et un flot de larmes se déversa des yeux d'Edward. Julian ne fit rien, ne dit rien lorsque la tête de son amant alla se loger sur son épaule, se contenta simplement de passer une main dans le dos d'Edward, douce, et de lui caresser les cheveux. Il comprenait la douleur du Brun, sachant très bien ce qui lui était arrivé et ce qu'était devenu Aloysius Blake pour lui.

Lors de la mort de l'Ancêtre, il fallut du temps à Julian pour se remettre de ses émotions et de sa mélancolie, quoique moins qu'il n'en fallut pour Edward. Lors du rassemblement des six familles dans le Blacklake Manor, et de l'explication du jeu mis au point pour l'héritage, Julian ne fit qu'écouter d'une oreille qui semblait distraite, repensant de temps à autres à sa carte et celle d'Ed'. Puis, il haussa les épaules, jugeant que seul le jeu lui plaisait et qu'il ne prendrait pas cela à coeur, et certainement pas trop à coeur. L'Ancêtre n'aurait pas aimé, de toutes façons, autant respecter sa volonté.

***


Une servante toqua à la porte de leur chambre, interrompant le flot des souvenirs qui jaillissaient de sa mémoire, et l'ouvrit quelques instants plus tard, amenant le petit-déjeuner des deux amants sur un chariot. Elle repéra immédiatement Julian et son visage inexpressif qui la fixait, et lui demanda, après avoir prononcé les formules protocolaires :

- Monsieur, où est donc Lord Edward ?
- Qu'en sais-je donc ?

Elle tressaillit à cette voix inexpressive et se reprit, un instant plus tard.

- Lorsque vous le trouverez, dites-lui simplement que le petit-déjeuner est servi, en ce cas...

Julian arqua un sourcil moqueur, s'apprêtant à lui dire d'ouvrir les yeux, avant de remarquer qu'Edward n'était pas dans leur lit. Il regarda autour de lui, son sourcil moqueur ne l'ayant pas quitté, tout comme son inexpression. Tiens, mais c'est qu'elle marquait un point cette Maid... Où était donc Edward ? Il jeta un regard circulaire autour de lui, avant de remarquer qu'Edward contemplait le tableau où les deux amants avaient été immortalisés par de la peinture à l'huile. Ce tableau avait été dans la Galerie des Portraits du Manoir, mais à la mort de l'Ancêtre, il avait été déplacé dans leur chambre. Ah, mais il était là, alors...

- Je pense qu'il vous a entendu, inutile que je répète vos mots en conséquence.
- Pardon Monsieur ?
- Regardez mieux, vous verrez vite qu'Edward est dans cette pièce., répondit-il, légèrement sarcastique, son éternel sourire énigmatique aux lèvres qui cassait l'inexpression de son visage.

To be continued...

Né à London, le 21 mars.

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Comment as-tu connu le forum? J'ai aidé à sa fondation, donc jusque là...
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Lord Julian Nightshade || Take care sweetie, the appearances are meningless...

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